Olympiakos 0 - 0 Real Madrid
Le Real Madrid a été tenu en échec par une équipe de l'Olympiakos accrocheuse (0-0). Les Madrilènes conservent la tête du groupe C devant la formation grecque mais devront aller chercher leur billet pour les huitièmes au Werder Brême, battu par la Lazio (2-1).
Pour leur septième déplacement en Grèce, les Merengue rentrent une nouvelle fois à la maison sans la moindre victoire. Malgré une nette domination, les hommes de Bernd Schuster n'ont su faire craquer une équipe grecque bien regroupée en défense. Pourtant ce sont les Grecs qui se mettent les premiers en évidence avec le Congolais Lualua qui tente un retourné capté sans trop de difficulté par Casillas (2e). Très vite, les Madrilènes prennent le commandement de la rencontre. Supérieurs techniquement, les coéquipiers de Raul font tourner le cuir et profitent de la moindre faute technique des Grecs pour porter le danger devant le but adverse.
Après une première alerte de Sergio Ramos sur un tir croisé qui passe devant le but grec, c'est Robinho qui rate son face-face avec Nikopolidis (14e). Le stade Giorgios Karaiskakis, qui avait promis l'enfer aux Espagnols, donne alors toute sa voix pour encourager les siens dans ce match plutôt marqué par les provocations et les fautes que par le beau jeu. Le Real continue de pousser mais manque toujours de réalisme dans les situations décisives comme cette action qui voit Sneijder repris d'extrême justesse par Julio Cesar alors que l'ancien de l'Ajax filait seul au but (19e).
L'Olympiakos tente de réagir mais les contres amorcés par Djordjevic et Galletti sont joués dans la précipitation et sont souvent avortés à cause d'une faute technique. Seule une frappe de Raul Bravo, qui passe à deux doigts de la lucarne droite de Casillas, inquiètera vraiment les visiteurs. Ces derniers pensent d'ailleurs ouvrir le score sur un lob astucieux de van Nistelrooy mais la barre transversale en décide autrement (35e).
Un Real en manque d'efficacité
La deuxième période est la copie conforme de la première. Dès les premières minutes, Lualua et Galletti manquent d'asséner un coup de poignard aux partenaires de Casillas. Le Congolais voit sa frappe contrée au dernier moment par Sergio Ramos alors que son coéquipier argentin s'emmêle les pinceaux dans la foulée en manquant sa reprise (54e). Secoués, les joueurs de la Casa Blanca laissent passer l'orage et reprennent leur domination. La suite du match est un véritable attaque-défense. Les Grecs tentent de placer quelques contres mais le déchet technique des protégés de Lemonis est trop important pour inquiéter réellement les Espagnols qui font le siège du camp grec.
A l'instar de la première période, les Madrilènes vont avoir une multitude d'occasions de but mais si les Merengues parviennent à s'approcher de la surface, la concentration très dense de défenseurs grecs au centimètre carré les prive d'espaces. Du coup, les visiteurs sont obligés de tenter leur chance à l'extérieur de la surface ou sur coups de pied arrêtés. En vain. Sneijder voit sa frappe déviée en corner de justesse (72e) alors que la tête de Sergio Ramos, consécutive à un corner, passe à quelques centimètres du but de Nikopolidis (88e). Les deux formations se quittent donc finalement sur ce score nul et vierge. Le Real Madrid, qui pouvait se qualifier pour les huitièmes de finale, va donc devoir aller batailler sur le terrain du Werder Brême, battu par la Lazio Rome (2-1), pour décrocher le précieux sésame dans un groupe très serré.